AMINA AOUBRAIM PRIMÉE AU SALON PHOTO-PHYLLES

AMINA AOUBRAIM PRIMÉE AU SALON PHOTO-PHYLLES

UN NOM, UN TALENT, UNE PASSION

Le palmarès du 10e Salon international d’Art photographique Photo-Phylles de Bordeaux vient d’attribuer le Prix spécial du Meilleur Jeune Auteur de son édition 2017 à Amina Aoubraim, étudiante à l’Université Ibn Zohr d’Agadir et passionnée d’art photographique. Organisé chaque année par le Jardin Botanique de la ville de Bordeaux et l’Association française pour la Connaissance du Monde Végétal Oikos, ce concours permet à des auteurs passionnés de photographies nature et botanique de présenter leurs plus beaux clichés sur le thème du monde végétal. Avec 2505 photos reçues en 2016, ce salon dédié au monde des plantes, arbres, mousses, lichens, algues, champignons, moisissures, myxomycètes…, est devenu le plus important au monde dans sa catégorie. C’est avec des clichés émouvants aux détails fascinants qu’Amina Aoubraim a su gagner le coeur du jury. Un regard plein de sensibilité.

INTERVIEW AMINA AOUBRAIM

AGADIR PREMIÈRE : « La nature est-elle votre sujet de prédilection ? Y a-t-il d’autres sujets qui vous passionnent ?

AMINA AOUBRAIM : Oui, l’Homme fait partie de la nature et comme mon père est un enseignant des sciences de la vie et de la terre, je me trouve dans un milieu où l’on parle fréquemment de la nature. Photo-Phylles est un grand salon international reconnu par plusieurs associations et institutions mondiales. Dans cette édition, il y avait 2 thèmes : vie sauvage et divers. J’avais déjà participé à l’édition de 2016. Cette année, j’ai pris tout mon temps pour cette édition. J’ai photographié différentes plantes sauvages dans l’Anti-Atlas.

A.P.: Quel cursus d’études suivez-vous ? Votre activité photographique est-elle liée à votre orientation professionnelle ou est-ce une passion totalement indépendante ?

A.A.: Je poursuis mes études en économie. Je suis en 2e année à la Faculté des Sciences Economiques, Juridiques et Sociales Ibn Zohr. La photographie est une passion totalement indépendante. Pour l’instant, je donne la priorité à mes études, mais je suis bien entourée photographiquement.

A.P.: Aoubraim est un nom connu de l’Art photographique. De quelle façon cette passion paternelle est-elle devenue la vôtre ? Quelles sont les particularités techniques qui distinguent vos créations de ses photos ? 

A.A.: Tout d’abord, mon père nous a jamais imposé sa passion pour la photographie, mais je trouve impossible de vivre dans un milieu riche en matériel photo, livres et revues photos, tableaux et projections, distinctions internationales, sans être influencée, mais il faut avouer que j’ai de la chance d’avoir un professionnel reconnu mondialement à ma disposition à tout moment.

Quant à ma démarche dans ce travail, c’est carrément de la photo de près, c’est-à-dire la macro photographie. J’étais toujours impressionnée par ce monde végétal interne. J’ai toujours voulu aller plus près des choses et même rentrer dedans, je voulais absolument transmettre ces secrets du monde végétal (couleurs, formes…)

A.P.: À part la nature, quels autres sujets aimez-vous photographier ?

A.A.: Bien sûr, comme tous les photographes, le côté humain m’intéresse beaucoup, parce que je suis également dans le domaine associatif, mais pour le moment, je me satisfais du monde végétal.

A.P.: Comment rêvez-vous de voir évoluer votre passion dans l’avenir ?

A.A.: En discutant avec mon père, je savais que c’est presque impossible de vivre seulement à partir de la photographie au Maroc. Donc, je me consacre entièrement à mes études tout en espérant que la photographie marocaine se distingue mondialement.