Éditos

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L’année 2018 se termine déjà… Retenons d’elle quelques réalisations positives, à l’image de ces caravanes médicales qui, pendant un an, ont sillonné les douars et communes de notre Région Souss Massa, profitant à plus de 42.000 bénéficiaires… Être solidaires pour aider les plus démunis, c’est aussi le but des coopérations solides telles que celle qui existe entre le Département français Loire-Atlantique et deux de nos provinces. Toujours en région, à Aït Ouabelli, c’est un superbe centre culturel qui a vu le jour, une construction bioclimatique dirigée par la talentueuse Architecte Salima Naji.Du côté de l’Université, ça travaille dur au Centre des Doctorants. Des centaines d’études sur les problématiques de la région, c’est ce que mettent les étudiants-chercheurs au service des entrepreneurs. Du côté de l’aérien aussi, les choses se démocratisent. Joindre les villes du royaume à petits prix, c’est le défid’Air Arabia, leader des vols low-cost au Maroc. Et puisque l’on parle de voyages, les plus sportifs pourront s’évader vers le JbelSaghro pour un trek au cœur d’une nature grandiose en suivant le parcours d’infatigables randonneurs gadiris. Les plus festifs pourront, quant à eux, songer dès maintenant à programmer un séjour aux Îles Canaries pour vivre au rythme des carnavals de février. Mais pour l’heure, nous vous emmenons tout près d’ici, au village d’Aourir, où se perpétue une bien agréable tradition de culture de bananes et de tagines cuits sur la braise. Toute l’équipe d’Agadir Première vous présente ses meilleurs vœux pour la nouvelle année 2019 !

Catherine BIDAULT
Rédactrice en Chef

C’est la deuxième fois que nous prenons position pour défendre une cause qui normalement n’en a pas besoin. Nous regrettons que la Culture soit prise en otage par une catégorie de « leaders d’opinion » qui, pour des raisons de petits calculs ou au pire, d’ignorance, mettent en péril des projets dont l’ampleur dépasse leurs propres histoires.L’idée, qui se répand pour dire que nous n’avons pas besoin de dépenser de l’argent pour Timitar, est définitivement une tentative malheureuse de berner l’opinion publique. Nous parlons bien du Timitarcar c’est de la réalité de notre région qu’il est question. L’opinion publique doit donc savoir que le festival Timitar devrait être renforcé dans sa mission de préservation d’un pan tout entier de notre patrimoine culturel dont les artistes ont pu, depuis 15 ans, performer jusqu’à côtoyer sur la même scène et avec la même qualité, les plus grands noms des musiques du monde. Le Timitar rayonne à travers le monde entier et avec lui notre culture et nos artistes Amazighs qui font désormais partie des rendez-vous artistiques prestigieux à travers la planète entière.

Un franc succès pour l’édition 2018 qui confirme le besoin pressant de créer une Fondation Timitar au service des Arts et de la Culture Amazighs

Le succès de l’édition 2018 du Timitar a confirmé l’intelligence du citoyen et son refus de céder à la manipulation. Il n’en reste pas moins que nous attendons encore plus de cette association et de ses soutiens historiques. Les Arts et la Culture Amazighs ont grandement besoin d’une représentation citoyenne engagée à travers une Fondation que le Timitar peut assurer avec une légitimité naturelle. La place qu’occupe ce grand rendez-vous annuel lui impose d’assumer encore plus sa responsabilité de levier de promotion et de valorisation de notre patrimoine Amazigh. Il ne s’agit pas là d’une forme de radicalisme mais bien d’identifier la Culture Amazighe et de la promouvoir comme une composante de l’identité marocaine tel que la Constitution du Maroc la soutient.

« Vivement la Fondation Timitar pour le soutien des Arts et de la Culture Amazighs ! »

Touria OUCHEHAD BOULBAROUD
Directrice de Publication

C’est l’été, la saison des vacances, des voyages et des loisirs en plein air… Cet été 2018 marquera aussi une date importante, celle de la fin de la 2e tranche du projet de réhabilitation du quartier Talborjt. Tandis que les acteurs intervenants regardent avec confiance cette échéance et préparent activement la suite, nous avons songé qu’il était temps de refaire un tour d’horizon dans ce quartier. Chemin faisant, nous avons recueilli quelques sympathiques anecdotes des époques passées qui étonneront les jeunes et parleront aux anciens. Nous avons aussi découvert des lieux d’une beauté insoupçonnée que l’on imaginerait bien en charmants riads… Et nous avons appris une nouvelle qui tient du miracle… La prochaine ouverture de la Maison des Arts en lieu et place d’un magnifique bâtiment que nous croyions perdu pour la culture… Côté région, de nombreux projets sont actés. Tous contribueront au bien-être des citoyens avec réhabilitation des hôpitaux régionaux, assainissement et électrification de plusieurs communes rurales, construction de classes d’enseignement primaire et mise à niveau de groupements artisanaux. Enfin, il y a urgence à sensibiliser nos enfants et nos jeunes au concept de développement durable car ils seront les adultes responsables de demain. Entre théorie et réalité du terrain, du chemin reste à faire, mais aujourd’hui des associations existent et des objectifs sont posés. Très bon été !

Catherine BIDAULT
Rédactrice en Chef