ÉTUDIER À L’ÉTRANGER, BIEN PRÉPARER SON PROJET

ÉTUDIER À L’ÉTRANGER, BIEN PRÉPARER SON PROJET

Les étudiants qui ont décidé de poursuivre leurs études à l’étranger doivent intégrer une donne très importante : le projet d’études à l’étranger se prépare un à deux ans à l’avance, et non pas après l’obtention du diplôme comme pourraient le croire quelques parents ou étudiants. « La première étape dans ce processus est celle de déterminer son orientation, explique le consultant Youssef Rharib, spécialiste de la question. « Je trouve que c’est le plus grand souci que vivent les étudiants marocains aujourd’hui, tous niveaux confondus », ajoute-t-il. Pour cet expert qui a aidé des centaines de jeunes Marocains à intégrer les universités étrangères de leurs rêves, une bonne orientation est le secret de la réussite des études supérieures. « Tous les étudiants ne sont pas censés devenir médecins ou ingénieurs », argue-t-il. Il existe en effet des filières moins classiques où les jeunes peuvent exceller pourvu qu’ils soient motivés. Pour les étudiants qui n’arrivent pas à se décider, des séances d’orientation avec un expert peuvent leur permettre d’y voir plus clair. Après avoir obtenu des diplômes attestant des niveaux de langues (Dalf, TCF, Toefel…), il s’agit  ensuite de déterminer un budget afin d’évaluer la faisabilité financière du projet. Ajouté à ce premier critère, des points comme la qualité des études, la langue d’enseignement et la sécurité, sont pris en compte afin de déterminer le pays de destination.

« Une bonne orientation est le secret de réussite des études supérieures »

Dans le but de ne pas perdre son temps à envoyer des demandes inutilement, il est important de vérifier les exigences ou les critères d’admission des universités et de se renseigner longtemps à l’avance sur le nombre d’années d’études requis ou les tests de langues ou de sélection. Une fois les universités sélectionnées, il faut remplir, dans les délais, les formulaires de demande d’admission. Néanmoins, il n’y a  pas d’admission sûre à 100%. L’université peut accepter ou refuser la candidature. Pour les étudiants intéressés par le logement dans les résidences universitaires, il faut démarrer les démarches juste après l’admission afin d’avoir plus de chance de décrocher une place. Enfin, il s’agit d’entamer les étapes de demande de Visa et/ou de permis d’études en fonction du pays. Il faut également se renseigner sur les délais de traitement des demandes qui varient d’une semaine à 3 mois selon le pays de destination.

Apprendre, un mot avec lequel les futurs bacheliers devront composer pour augmenter leurs chances d’admission aux universités étrangères, conseille Youssef Rharib. Apprendre à ne plus négliger la bonne rédaction des lettres de motivation, apprendre à concevoir une fiche d’études, à faire son lit, à préparer des repas et non apprendre à accumuler des professeurs de cours de soutien qui se substituent pratiquement à l’élève en terminale. Il faut que les étudiants apprennent à travailler pour s’assurer de pouvoir joindre un bon dossier scolaire à leur demande d’admission. Parmi les autres critères d’éligibilité pour la plupart des universités étrangères : les activités parascolaires. Le respect des dates limites, le niveau de langue, sont tous aussi importants lors de la demande d’admission. Après validation de cette dernière,  le logement,  les frais de subsistance  sont  également pris en compte  dans la constitution du dossier de visa.

POUR QUELS PAYS OPTENT LES MAROCAINS

Ils sont de plus en plus nombreux à choisir d’autres destinations pour poursuivre leurs études universitaires. En effet, pour les étudiants marocains, cette option est la garantie de se différencier des autres en ramenant un diplôme étranger qui représente pour eux, et aussi pour les employeurs marocains, une formation de qualité. C’est aussi une façon de prouver à leur famille et entourage qu’ils sont autonomes, capables de relever le challenge et de réussir leurs études à l’étranger. Selon l’Unesco, les dernières statistiques officielles pour les étudiants marocains mobiles à l’étranger datent de 2016 et font état d’un nombre total de 45.986 personnes. (www.uis.unesco.org/fr/uis-student-flow).

C’est en France, premier pays d’accueil non-anglophone, que la plus grande communauté d’étudiants marocains est concentrée. En effet, sur les 323.933 étudiants étrangers inscrits dans l’Hexagone en 2016/2017, 38.002 sont originaires du Maroc, ce qui représente plus de 17%, selon les données de Campus France. D’ailleurs, avec la Chine et l’Algérie, le Maroc se place en tête du top 3 des nationalités accueillies, d’après l’évolution enregistrée de 2011 à 2016, indique la même source. Parmi les principales raisons qui expliquent le rush des étudiants marocains vers la France, la facilité que leur offre la maîtrise de la langue française, la qualité des formations et la valeur des diplômes. L’Allemagne et l’Ukraine viennent juste après la France en termes de pays les plus prisés, avec respectivement 2631 et 2348 étudiants. L’Italie, l’Espagne, les Etats-Unis, le Canada, la Russie, le Sénégal, la Roumanie, la Belgique et le Royaume-Uni sont parmi les autres destinations les plus recherchées. « Ces dernières années, de plus en plus de jeunes Marocains manifestent de l’intérêt pour de nouvelles destinations comme la Corée du Sud, la Chine et la Turquie », explique Youssef Rharib, initiateur de caravanes d’études à l’étranger. En effet, certains étudiants préfèrent sortir des sentiers battus en choisissant des destinations peu ordinaires mais qui sont de plus en plus prisées. Ces pays offrent en plus la possibilité de bénéficier de bourses d’études afin d’encourager les étudiants (sur étude de dossier).

FRAIS D’INSCRIPTIONS EN FRANCE, NOUVELLES MESURES

En France, des formations d’excellence étaient financées par l’Etat qui prenait en charge l’essentiel du coût, sans distinction entre les étudiants internationaux et français. Or, désormais et à partir de la rentrée prochaine, les frais d’inscription vont fortement augmenter pour les futurs étudiants extra-européens en France. La décision a été prise par le Gouvernement Français et annoncée le 19 novembre dernier par le Premier Ministre Édouard Philippe. Il faudra donc débourser 2.770 euros pour l’inscription à la licence contre 170 euros par an auparavant. Un master et un doctorat coûteront chacun 3.770 euros contre 243 et 380 euros respectivement par le passé.
Les étudiants déjà inscrits dans une formation de FLE (français langue étrangère) en préparation d’une entrée en licence, master ou doctorat et qui s’inscriront pour la première fois dans ce cycle à la rentrée universitaire 2019 pourront bénéficier d’une exonération du paiement de droits d’inscription accordée par l’université ou l’école où ils seront inscrits, est-il indiqué sur le site de Campus France.

CAMPUS FRANCE

Campus France Maroc est un service de l’Institut Français du Maroc, opérateur de coopération de l’Ambassade de France au Maroc qui s’adresse aux étudiants marocains ou étrangers, non ressortissants de l’Espace Schengen, résidant au Maroc, qui souhaitent poursuivre des études supérieures en France ou qui doivent se rendre en France pour se présenter à un concours, un entretien de sélection pour intégrer une formation ou effectuer un stage dans le cadre d’un cursus de formation. La mission de Campus France Maroc est de fournir tous les renseignements sur les études en France (diplômes, filières, établissements, la vie en France, le financement…). Et aussi d’accompagner l’étudiant pour construire son projet d’études et constituer son dossier, faciliter les candidatures de préinscription auprès des établissements de l’enseignement supérieur en France qui sont connectés avec Campus France. De même que les démarches consulaires pour l’obtention d’un visa concours, stage et études. www.maroc.campusfrance.org

BRIDGE TO STUDY AWAY

« Demain se prépare aujourd’hui ». C’est la devise du cabinet de consulting Bridge to Study Away qui permet aux étudiants de valoriser leurs talents et d’optimiser leur choix d’études vers différentes destinations. Un premier coaching permet au candidat de trouver sa voie. Sachant que le conseil en orientation scolaire peut être variable en fonction du pays choisi. L’accompagnement consiste aussi à analyser le dossier scolaire et à rechercher les universités et écoles selon le profil de l’étudiant. L’accompagnement pour le montage du dossier et le suivi de la demande, toutes destinations confondues jusqu’à obtention de la réponse, sont d’autres services proposés par le cabinet.
www.bridgetostudy.com