LA PERCEPTION DES ADOS SUR LES MÉDIAS

LA PERCEPTION DES ADOS SUR LES MÉDIAS

AVEC INÈS BARARH ET IMANE BOUHGUEM

Le Lycée Français d’Agadir prévoit chaque année une plongée découverte en entreprise pour les collégiens de 3ème. Fin novembre, nous avons reçu Inès et Imane chez Azigzao, l’occasion pour elles de plancher à la préparation de cet article, et pour nous, de connaître la perception des médias chez les ados. Intéressées par les matières linguistiques pour leur bagage culturel et par le domaine commercial pour leur avenir, les jeunes filles sont, à l’image de leur génération, au courant des tendances connectées. La bonne surprise, c’est qu’Inès et Imane ne se laissent pas impressionner par les tonnes d’infos que brasse internet chaque jour. Inès : « Facebook est plutôt une application qui transmet des informations mondiales assez rapidement mais qui sont, bien souvent, des « fake news ». Les vraies informations sont généralement confirmées par le journal télévisé. »

UNE QUESTION DE CONFIANCE

S’ils ont grandi à l’ère d’internet, les jeunes d’aujourd’hui ne lui accordent pas une confiance aveugle. Imane : « J’ai plus confiance en la télévision et la presse. Derrière, il y a une grande organisation pour recueillir des preuves avant de faire paraître une information. Les réseaux sociaux ne cherchent pas à savoir si une info est vraie ou fausse avant de la diffuser. » Inès : « À la télévision et dans la presse, ce sont de vrais journalistes qui présentent les faits avec reportages à l’appui et ces informations sont diffusées dans un cadre légal, même si nous ne sommes pas à l’abri de failles. Autre surprise, sur leur préférence de lecture, on constate que le livre papier séduit encore les jeunes. Inès : « J’aime lire des romans qui s’inspirent de faits réels, notamment des magazines qui me permettent de m’informer sur mon pays ou ma ville. De préférence sur papier. »

QUEL AVENIR POUR L’INFORMATION ?

Comment les jeunes filles imaginent-elles l’avenir des métiers de l’information ? Sur ce point, les avis sont partagés. Imane : « J’imagine que, dans l’avenir, les métiers de l’information auront encore de l’importance car les personnes savent très bien que les réseaux sociaux ne sont pas fiables, alors que les métiers de l’information le sont ; ce sont des sources sur lesquelles nous pouvons compter pour l’avenir. » Inès, quant à elle, porte un tout autre regard : « Je pense que dans un futur proche, les métiers de l’information, comme les journalistes ou autres, disparaîtront à cause des réseaux sociaux qui transmettront plus d’informations et plus rapidement qu’eux ; certainement que plusieurs informations sur le net seront truquées ou faussées. » Enfin, toutes deux pensent que notre ville Agadir a tout à gagner à renforcer sa présence sur le net via les sites et réseaux sociaux.