UN SÉJOUR ITINÉRANT À LA DECOUVERTE DU RIF

UN SÉJOUR ITINÉRANT À LA DECOUVERTE DU RIF

En cette belle saison, nous vous proposons un circuit fraîcheur le long de la Méditerranée, des vagues de l’Atlantique et des cascades du Moyen-Atlas, en compagnie des membres de la section Rando8000 Agadir de l’UFE. Avec eux, nous gravirons des sentiers escarpés mais nous traverserons aussi les villes et villages du Rif à la découverte des particularités naturelles, culturelles et architecturales de la région. Laissez-vous séduire par cette balade dépaysante et n’hésitez pas à l’expérimenter à votre tour. C’est parti pour 3000 km !

AGADIR – OUZOUD – BENI MELLAL

« Après un trajet en bus et une nuit à Ouzoud, nous partons voir les plus spectaculaires chutes d’eau du Maroc, véritable oasis verdoyante entourée de petits moulins à huile traditionnels. Nous commençons par une petite marche par le bas pour ensuite remonter et déjeuner de brochettes face aux cascades. Calme, naturel et préservé, ce site touristique est entièrement piéton avec de nombreux campings de cabanes, lieux de baignade, petits restaurants en terrasses et boutiques d’artisanat du Moyen-Atlas. D’espiègles petits singes magots évoluent en liberté, habitués aux touristes. Départ pour Béni Mellal par une route en lacets qui, au détour d’un virage, dévoile un magnifique panorama : le barrage de Bin-el-Ouidane formant un lac de retenue de 3755 ha. L’ouvrage impressionnant permet à la fois la production d’électricité et l’irrigation de la plaine du Tadla. Nous passons la nuit à Béni Mellal.

BENI MELLAL – IFRANE

Premier arrêt aux sources d’Oum-er-Rbia que l’on découvre après 10 min de marche depuis le parking. C’est une des plus spectaculaires résurgences du système hydraulique souterrain de la région : 40 sources d’eau douce et 7 d’eau salée dont la plus grande se déverse en cascade. Nous traversons Ain Leuh ; les cigognes semblent avoir élu domicile dans cette petite commune rurale du Moyen-Atlas. La forêt de cèdres qui entoure la ville est l’une des principales sources de vie des habitants. Elle compte 21705 hectares boisés. Nous passons une nuit plutôt fraîche à Ifrane, à 1600m d’altitude.

IFRANE – GUERCIF

Passage par Sefrou qui domine le grand couloir sud-rifain et accueille sa fête de la cerise en juin, puis traversée du Parc National de Tazzeka situé dans la partie la plus septentrionale du Moyen-Atlas, à proximité de la ville de Taza. Il s’étend sur une superficie de 680 hectares. L’objectif de sa création s’inscrit dans un cadre forestier et environnemental afin d’assurer la protection de toutes les ressources naturelles du sommet du Jbel Tazekka culminant à 1980 mètres. Le parc s’insère dans un remarquable circuit touristique d’une longueur totale de 76km, qui débute à Taza et passe à proximité d’une série de curiosités naturelles (cascades, grottes, grandes étendues boisées…). Nous décidons d’aller visiter le gouffre de Friouato mais son accès est fermé depuis deux ans, suite à un accident, explique le gardien. Notre traversée s’achève entre les cèdres et les chênes-lièges. Le sommet du Jbel Tazekka, par sa cédraie naturelle qui l’entoure, offre un point de vue très remarquable sur toute la région environnante : montagne du Moyen-Atlas, humide et boisée, à l’inverse du massif rifain dénudé.

GUERCIF – NADOR – AL HOCEIMA

Cap plein nord. Nous abordons le Rif oriental en traversant la plaine de Gareb balayée par le vent, puis enfin Nador, grand centre d’affaires et bancaire planté sur la Méditerranée. Le lendemain, départ pour le cap des Trois Fourches en longeant les contours de la ville de Melilla. Nous traversons ensuite de petits hameaux entre les agaves, les figuiers et les petites parcelles de blé, avant de voir apparaître l’eau turquoise de la Méditerranée. La route s’arrête, puis trône devant nous une grande tour carrée en pierre de 18m de haut dominant une maison de deux étages : le phare. Le bâtiment est en pierre sombre avec des arêtes blanches et une lanterne peinte en rouge avec un dôme vert. Les gardiens nous accueillent et nous pique-niquons sur ce promontoire dans un décor majestueux. Nous enchaînons sur une route tranquille dans un paysage semi-désertique ; le maquis nous accompagne jusqu’aux portes d’Al Hoceima, ville touristique bordée de hautes falaises. La ville rifaine Al Hoceïma est calme, propre et accueillante. Rien ne semble rappeler le tremblement de terre qui a ravagé une partie de la ville en février 2004… Nous tentons de visiter le parc national, mais en l’absence d’indication et de panneaux, nous faisons appel à un guide local.

AL HOCEIMA – CHEFCHAOUEN

Petit détour par Torres de Alcala et visite d’une ancienne forteresse, puis reprise de notre escapade vers Cala Iris, échancrure de toute beauté découpée dans la falaise. Nous longeons la côte pour pique-niquer à la Pointe des Pêcheurs, puis nous suivons encore 55km de bord de mer avant de plonger vers El Tieta de Oued Laou, village de pêcheurs et station touristique l’été. Nous remontons les gorges de l’Oued Laou. Des cascades surgissent tout au long du parcours dans un rugissement assourdissant. Enfin, elle apparaît, mystérieuse… Chefchaouen, la ville bleue ! Nous nous immergeons dans le dédale des ruelles bleutées. Sur les murs, les portes, les arches, se mêlent des bleus vifs, pâles, électriques, célestes, effacés… Un régal pour les yeux et les photographes. Mais ça monte tout le temps ici ! Sillonner une ville à flanc de montagne, c’est du sport ! Les habitants vivent leur vie sans trop s’occuper de nous. Le jeudi, jour de marché, des dizaines de femmes descendent des montagnes environnantes et installent leur petite production à même le sol : un tas de fèves, quelques légumes, un bouquet d’herbes aromatiques…

Après-midi sportive pour les randonneurs avec une petite incursion dans le parc national de Talassemtane (barrage d’Akchour). Nous remontons un oued gonflé par de récentes pluies pour découvrir d’autres cascades fracassantes. Le sentier, jalonné de buis, respire la lavande sauvage sous les embruns rafraîchissants du cours d’eau.

CHEFCHAOUEN – TAOUNATE

La grande traversée du Rif central se profile, direction Taounate. Sur la carte, nous devions passer par Ketama, mais la ville a changé de nom depuis peu et se nomme Issaguen. Il n’y a qu’une route et pas de panneaux. On est bien dans le Rif mais pas dans la bonne direction ! Des nids de poule apparaissent au fur et à mesure de la progression ; notre vitesse de croisière est tombée à 5 ou 10 km/h… Nous prenons la sage décision de faire demi-tour. Trois heures de perdues mais nous retrouvons une route meilleure et plus sûre avec des paysages montagneux superbes entre forêts de pins et chênes verts.

TAOUNATE – VOLUBILIS

Nous partons pour Fès. À l’ombre des oliviers, nous campons chez l’habitant. À deux pas du gîte, notre guide nous attend à l’entrée du site de Volubilis. Une visite du musée et nous voilà projetés des siècles en arrière dans les ruines romaines les plus importantes du Maroc. Un couple de cigognes veille sur ces vestiges envahis de milliers de fleurs. Nous déambulons entre le capitole et son arc de triomphe de Caracalla, ses thermes et la basilique pour finir sur son artère principale bordée de villas aux précieuses mosaïques. Une visite magnifique avant de partir à Moulay Idriss retrouver notre second guide qui nous fait arpenter cette ville sainte parmi les ruelles pentues. Le village est vraiment beau, surtout vu de loin.

VOLUBILIS – OUALIDIA

Direction plein sud par l’autoroute. Le contournement de Rabat nous fait découvrir le nouveau pont à haubans qui enjambe la vallée de Bouregreg. Après El Jadida, nous longeons l’océan pour enfin poser nos valises dans cette charmante station balnéaire sur la lagune : Oualidia. Une soirée coquillages et crustacés à L’Araignée Gourmande nous dépayse des délicieux tajines, poulets et autres seffas dégustés depuis le départ !

OUALIDIA – ESSAOUIRA

Quel bonheur de promener sur les plages de Oualidia, en front de mer sous le fracas des vagues ou en vaporetto (bateau-mouche) sur la lagune… Visite extérieure de l’ancien palais de Feu le Roi Mohammed V, puis une bonne dégustation d’huîtres sous les cris des mouettes. Nous reprenons la route côtière jusqu’à Safi pour nous offrir une poterie, et enfin Essaouira pour nous détendre, le temps d’une belle soirée au restaurant Les Alizés.

ESSAOUIRA – AGADIR

Bientôt Agadir… Les arganiers nous accompagnent. Un dernier crochet s’impose. Nous longeons de vertigineuses falaises à notre droite avant de déboucher sur un joli petit port de pêche planté sur une pointe rocheuse, et spot incontournable pour les amoureux de la vague : Imssouane ! Enfin, une ultime gambas-party au km 25 clôture cette aventure… »

Remerciements particuliers à Majid, notre interprète et co-pilote, Nicole (photos) et Yvon, Alain (animation) et Mité, Laurent et Chantal, André et Eliane, Gilles et Catherine, Roger et Martine, Nadine, Françoise, Maguy, Marijo, Marie, Sylvie, Christine et Maité, Salah, Daniel et Michel et nos deux excellents chauffeurs, Rachid et Hicham.

Avec Christian Trouiller – UFE – Rando8000 Agadir