Le Nouvel An amazigh : une composante du patrimoine culturel marocain

Yennayer, le Nouvel An amazigh, fait partie du patrimoine culturel marocain, avec des origines anciennes, des traditions vivantes et une reconnaissance officielle. 🔹Lire la suite🔹

TERRITOIRE & CULTURE

Rédaction Agadir Première

1/14/2026

Le Nouvel An amazigh : une composante du patrimoine culturel marocain

Le Nouvel An amazigh, appelé Yennayer, constitue une tradition ancienne ancrée dans l’histoire et la culture du Maroc. Il marque le début de l’année selon le calendrier amazigh, un calendrier agraire historiquement lié aux cycles agricoles et aux saisons. Cette célébration fait partie du patrimoine culturel immatériel transmis de génération en génération dans différentes régions du pays.

Crédit photo : Riad Villa Planche

Origines et fondements historiques

Le calendrier amazigh repose sur une organisation du temps associée aux activités agricoles, notamment les périodes de semailles et de récoltes. Yennayer symbolise ainsi le commencement d’un nouveau cycle agricole, porteur d’espoir de prospérité et de fertilité.

Bien que ses origines remontent à l’Antiquité nord-africaine, le Nouvel An amazigh s’est maintenu au fil des siècles à travers les usages sociaux et les traditions familiales.

Pratiques culturelles et sociales

Au Maroc, la célébration du Nouvel An amazigh prend des formes diverses selon les régions. Elle est généralement marquée par des repas traditionnels, souvent à base de céréales, de légumineuses ou de produits du terroir. Certaines pratiques symboliques, comme l’inclusion d’un objet dans le plat pour porter chance à celui qui le trouve, sont encore observées dans plusieurs communautés.

Ces célébrations ont avant tout une dimension familiale et communautaire, favorisant le partage, la solidarité et la transmission des valeurs culturelles. Elles s’accompagnent parfois de chants, de récits oraux ou de manifestations culturelles locales.

Reconnaissance institutionnelle

La place du Nouvel An amazigh dans la société marocaine s’est renforcée avec la reconnaissance officielle de la langue amazighe comme langue officielle de l’État dans la Constitution de 2011.

En 2023, le Maroc a franchi une étape supplémentaire en instituant le Nouvel An amazigh comme jour férié national, confirmant son intégration dans le cadre institutionnel et symbolique du pays.

Cette reconnaissance traduit la volonté de valoriser la diversité culturelle marocaine et de consacrer l’amazighité comme l’un des fondements de l’identité nationale.

Une dimension patrimoniale

Aujourd’hui, le Nouvel An amazigh est considéré comme un élément du patrimoine culturel marocain, au même titre que d’autres traditions liées aux différents héritages du pays. Il représente un lien entre passé et présent, entre pratiques ancestrales et reconnaissance contemporaine.

Sa célébration contribue à la préservation de la mémoire collective, tout en s’inscrivant dans une dynamique de transmission culturelle et de cohésion sociale au sein de la société marocaine.

Crédit photo : Ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication

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