TOURISME ET NATURE, L’INDISPENSABLE ÉQUATION

 

La Nature est un trésor accessible à tous, mais nous avons le devoir de la protéger car sa conservation est la garante du bien-être de nos sociétés. Ce patrimoine, le plus ancestral de tous, a considérablement marqué l’histoire et la culture de chaque civilisation, posé les bases de son économie et même forgé son caractère, son identité.

Aujourd’hui, la tendance d’un retour à un tourisme de nature se précise et l’arrière-pays n’est pas le seul concerné. Une ville touristique se doit, elle aussi, de respecter le besoin de respiration de ses habitants et visiteurs. De plus, la reconversion actuelle de vastes étendues naturelles en parcs nationaux protégés permet, tout en freinant un bétonnage excessif, de créer un tourisme sportif et de nature très apprécié.

Avec Benjamin Eche Cazelles, notre spécialiste des marchés africains et canariens, découvrons aujourd’hui comment l’archipel voisin, qui présente bon nombre de points communs avec notre région, parvient, malgré un territoire aux dimensions limitées, à protéger sa nature et à en faire un atout phare pour son tourisme.   

Le tourisme actif, relatif aux sports et loisirs de nature, connaît une croissance supérieure à celle des autres segments traditionnels.

Au niveau touristique, secteur prédominant de notre Région Souss Massa, c’est bien la Nature elle-même qui fournit les actifs les plus importants, outre les indispensables investissements en matière d’infrastructures et de qualification de ressources humaines. Ensoleillement, paysages, plages et reliefs vallonnés, nous possédons tous les atouts pour offrir le cadre enchanteur et ressourçant d’une destination touristique idéale.

Ces richesses naturelles prennent aujourd’hui une importance grandissante dans l’attractivité, les pratiques et la satisfaction de la demande touristique. Le tourisme dit «actif», celui dont le principal motif consiste à pratiquer des activités de sport et de loisirs au cœur même de la nature, connaît dans le monde une croissance bien supérieure à celle des autres segments traditionnels.

Des études fiables (par exemple, celles de l’Atta) indiquent une croissance de 27% sur les 5 dernières années de cette demande spécifique pour le seul marché émetteur européen. Une tendance marquée et réelle qu’il convient de prendre en compte puisque la mise en valeur, la qualité du cadre naturel et son accessibilité deviennent des facteurs principaux dans le choix d’une destination de vacances.

La nature et le climat sont ainsi devenus les vecteurs majeurs d’une communication visant les marchés touristiques émetteurs à l’échelle mondiale.

LA NATURE CANARIENNE, UN TRÉSOR SOUS HAUTE PROTECTION

L’Archipel des Canaries est un véritable paradis terrestre, et même maritime, pour les amoureux de la nature. Sur un total de 365.000 hectares de sol, territoire relativement réduit, près de la moitié (49,2%) bénéficie des multiples protections environnementales mises en place par les instances régionales, nationales ou même européennes. À cette surface s’ajoutent plus de 184.000 hectares maritimes, également classés et donc préservés. Reconnus et protégés, les Parcs Nationaux constituent des paysages à peine ou nullement affectés par la main de l’Homme et renferment des écosystèmes représentatifs, souvent délicats, ou des formations géologiques particulières.

Des quatorze Parcs Nationaux que dénombre l’ensemble de la géographie espagnole, les Îles Canaries en hébergent quatre : le Parc National du Teide sur l’Île de Tenerife, un des plus visités d’Europe pour son célèbre volcan, le Parc National de La Caldera de Taburiente sur l’Île de La Palma, le Parc National de Timanfaya sur Lanzarote et le Parc National de Garajonay sur la petite Île de La Gomera, vestige des forêts subtropicales de la Laurisylve qui couvraient jadis le pourtour méditerranéen.

Les Îles Canaries ont renforcé leur arsenal juridique et la protection de leur environnement grâce à la Loi sur les Espaces Naturels.

Ainsi, selon leur extension et leurs spécificités, les espaces les plus fragiles de l’archipel reçoivent l’appellation de Parcs naturels ou ruraux, de Réserves naturelles, de Paysages protégés, de Monuments naturels ou de Sites d’intérêt scientifique, le tout formant le Réseau Canarien des Espaces Naturels Protégés. Enfin, diverses reconnaissances et soutiens internationaux viennent conforter la protection de certains espaces pour l’exemplarité de leur gestion ou leur importance dans l’équilibre environnemental planétaire.

Les Zones de protection spéciale des oiseaux (ZEPA) sont des espaces abritant des espèces endémiques ou des aires de nidification, d’alimentation, d’accouplement ou de repos des oiseaux migrateurs voyageant entre l’Afrique et l’Europe. De son côté, l’UNESCO reconnaît l’importance culturelle ou l’exception naturelle d’un espace en l’élevant à la catégorie de Patrimoine de l’Humanité, tandis que l’Organisation des Nations Unies met en valeur l’importance entre la conservation et l’usage humain des ressources naturelles d’un territoire donné en le considérant comme Réserve de la Biosphère.

Pour exemple, la ville de La Laguna sur l’Île de Tenerife est à la fois Patrimoine de l’Humanité et Réserve de la Biosphère, sans pour autant renoncer à sa modernité de commune universitaire, aéroportuaire et technologique. Plus d’infos : www.salutilescanaries.com

CÉSAR MANRIQUE, PIONNIER DE L’ÉCO-ARCHITECTURE

Il est dit que sa pensée, sa vision du développement urbanistique et sa préoccupation environnementale avaient au moins 100 ans d’avance. Né à Arrecife, à Lanzarote, en 1919, ce peintre, architecte, sculpteur, est décédé sur son île en 1992.

Fasciné depuis son plus jeune âge par les éclatantes couleurs des falaises de Famara, petit village de pêcheurs au Nord-Ouest de Lanzarote où il passait ses étés en famille, César Manrique obtint ses diplômes à l’Université de La Laguna, puis à l’Académie des Beaux-arts de Madrid. Dans les années 50, il exposait fréquemment ses œuvres d’art non figuratives aussi bien en Espagne qu’à l’étranger.

Au milieu des années soixante, époque à laquelle il revint à Lanzarote, César Manrique promut une série de projets artistiques de nature paysagère, inédits à l’époque, dans lesquels il matérialisait sa pensée plastique et éthique. Il lutta passionnément pour prioriser la méthode de construction autochtone, limiter la hauteur des bâtiments à seulement deux étages et bannir les panneaux publicitaires des bords de routes. Pour ce faire, il n’hésitait pas à arpenter lui-même l’île pour convaincre ses voisins et les instances insulaires d’adhérer à sa vision architecturale et éco-responsable pionnière.

Un dialogue respectueux entre le milieu naturel, les valeurs architecturales locales et les conceptions modernes étaient les principes fondamentaux de César Manrique.

En 1982, il créa la Fondation César Manrique qui lui permit de promouvoir ses concepts de communion entre architecture, modernité et respect de la Nature. Il put également développer des programmes d’échanges dans les domaines de l’art, de l’environnement et de la culture.

C’est ainsi qu’il élabora un nouvel ensemble d’idées esthétiques qu’il nomma art-nature/nature-art, dans lequel il intégra différentes manifestations artistiques, matérialisées dans ses œuvres paysagères, pour la plupart d’intérêt touristique, qui constituent encore à ce jour des références singulières et attrayantes d’art public : Jameos del Agua, Mirador del Río, Jardín de Cactus, Timanfaya,… Il exécuta également des œuvres de ce type sur d’autres îles et hors de l’archipel canarien – miradors, jardins, aménagement d’espaces dégradés, transformation du littoral… – dans lesquelles il maintint ses principes fondamentaux : un dialogue respectueux entre le milieu naturel, les valeurs architecturales de la tradition locale et des conceptions modernes.

Le peuple canarien, fier et reconnaissant de cet inestimable héritage, non seulement le patrimoine légué mais surtout la philosophie maintenant enracinée, aime à souligner que la plus grande œuvre de César Manrique est l’ensemble de l’île de Lanzarote, son musée grandeur nature !

http://fcmanrique.org/inicio/?lang=fr

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EUROPE, LÉGENDAIRE GROUPE DE HARD ROCK

Le 22 mars au Gran Canaria Arena de Las Palmas et le 23 mars au Stade de Football El Peñón de Santa Cruz de Tenerife. Avec ses célèbres morceaux « The Final Countdown » et « Carrie », ce mythique groupe de hard rock suédois figure parmi les plus couronnés des années 1980 avec une douzaine d’albums et plus de 80 millions de disques vendus dans le monde. Production New Event – http://newevent.es/events/europe/

42e SALON INTERNATIONAL DE L’ATLANTIQUE

Du 28 au 31 mars à INFECAR – Las Palmas de Gran Canaria.

Organisé par le Conseil Insulaire de Gran Canaria à travers son institution fériale INFECAR, ce salon annuel est une plateforme de rencontres des professionnels du secteur du tourisme des Îles Canaries mais également des marchés voisins.

http://feriadelatlantico-turismo.com

PRINTEMPS ÉLECTRONIQUE

Les plus grands festivals électroniques et de danse d’Europe auront lieu aux Canaries pendant la « semaine sainte » :

GreenWorld : le 20 avril à Amarilla Golf, Tenerife – www.greenworldfestival.eu/en

Canarias Baila Festival : le 18 avril à Gran Canaria et le 19 avril à Tenerife –  www.canariasbaila.es

I love Music Festival 2019 : le 19 avril à Costa Adeje, Tenerife – ilovemusicfestival.com

El Row Festival : le 20 avril au Palais des Congrès Magma, Costa Adeje, Tenerife –  www.elrow.com